EGLISE ST HILAIRE
Une église sous le patronage de StPierre existait déjà au VIIIè siècle. L’église primitive de 24 mètres de long et 8mètres de large s’achevait par une abside carrée. En 1883, elle était la plus ancienne des églises romanes de la contrée, et l’un des rares édifices du XIè siècle encore conservé. Conséquence de son mauvais état, il fut décidé en 1883 de la réédifier avec ses matériaux d’origines. En 1895 est entrepris la construction du clocher. La réalisation de la voûte en voliges recouvertes de plâtre est achevée en 1901.
Une partie du portail de l’église est inscrit aux monuments historiques en 1935. On retrouve des éléments de l’église primitive dans le portail, colonnes, et chapiteaux sculptés dans la nef de part et d’autre du chœur. L’église avait, à l’extérieur, une litre seigneuriale.
LA MAISON, DITE JOYEUX-LAFFUIE possède une jolie fenêtre géminée du XVè à colonnettes, à l’intérieur se trouve toujours deux bancs de veille. Une partie de la maison repose sur une cave voûtée ornée d’une porte ogivale.
LE VIEUX LOGIS du XVè siècle, probablement ancienne demeure noble, possède au dessus de la porte d’entrée d’une tour, un linteau Renaissance décoré de fleurs et feuillages stylisés et finement sculptés avec un écusson en son centre. Il n’a été retrouvé aucun témoignage écrit sur l’origine et vie de cet édifice. Sur un côté une fenêtre décorée a été murée.
La CROIX de la place de l’église provient vraisemblablement de l’ancien cimetière. En 1895 il n’en restait plus que son soubassement et quelques morceaux du montant. Elle fut alors restaurée avec d’anciennes pierres tombales antérieures à 1834.
LE CIMETIERE au XVè siècle était situé devant le portail de l’église. Nous savons seulement qu’en 1928 il se trouvait à son emplacement actuel.
LES ANCIENS CHAIS, basse rue. Installé dans les servitudes de la maisonJoyeux-Laffuie
L’activité viticole lancée en 1900 par Jean Joyeux-Laffuie occupait une superficie d’une vingtaine d’hectares. Le vind’une qualité agréable était vendu presque exclusivement dans la région. Son exploitation cessera en 1934. Ces terrains plantés de 53550 plants de raisin blanc ont conservés le nom de LA VIGNE.
LA FONTAINE La présence de cette source a largement contribuée à l’implantation et fixation d’une population. Elle abrite la source du Cibioux, petit ruisseau de 10kms qui se jette dans le fleuve Charente. Son nom d’origine préceltique est composé de la racine celte SAB ou SEB, désignant un trou d’où jaillit une source. Pour mettre terme aux conflits avec les différents propriétaires du château et la commune, il fut décidé en 1905 son réaménagement afin d’en laisser le libre accès à la population.
LA MAIRIE, ses bureaux ont connu de multiples déménagements jusqu’en 1934, pour se fixer dans ce bâtiment actuel alors reconstruit dans un ensemble de constructions scolaires
LE CHATEAU, la date du premier édifice, accroché à flanc de vallon, nous est inconnue. Nous savons par les archives anglaises qu’en« 1361, le Roi d’Angleterre Edouard III offre la seigneurie du Cibioux à Bertrand de Cazelis, seigneur Béarnais, un de ses vaillants compagnons d’armes. L’utilisation de cette nomination de seigneurie implique une notion d’importance, de privilège et donc de construction défensive. Pour les siècles suivants les documents trouvés seront plus précis. Ces différents seigneurs qui s’y sont succédés ont modifiés peu à peu l’aspect primitif défensif du château. Il faut dire que les successives destructions lors des différents conflits, les ont quelque peu aidés. Ces seigneurs ont souvent eu une fonction importante proche du pouvoir, les revenus dont ils bénéficiaient leurs ont permisd’effectuer une architecture de qualité. Quelques noms ……..
-Bertrand de Cazelis officier au service du roi d’Angleterre.
-Thomas Suyreauxmédecin ordinaire du roi Louis XI.
-Jean Jaygouverneur de Poitiers sous la Ligue, lieutenant général du Poitou.
-Jean du Reclusmaître d’hôtel du roi Louis XIV.
- Isaac de la Cropte de Ste Abre lieutenant général des camps et armées du roi.
Les du Reclus et de la Cropte de Ste Abre étaient originaire du Périgord, ils ont apportés avec eux leur tradition que l’on retrouve dans les éléments architecturaux du château, ce qui en fait une originalité pour notre contrée.
Un document du 18 Janvier 1451 nous apprend que le château était« froust et désert« c'est-à-dire abandonné et en ruine. Première moitié du XVIIè siècle Jean du Reclus acquiert le château ruiné par les guerres de religion. Il entreprend la restauration et la modernisation du château, abandonnant ainsi l’aspect médiéval et défensif du bâtiment primitif. Bâtiment dont nous avons un descriptif dans un aveu du 28 Novembre 1695« ma maison noble et châtel du cibioux avec toutes et chacune de ses appartenances et dépendances quelconques assises en la paroisse de surin ….son corps de logis pavillon et tour, créneaux, défenses, fossés, pont-levis, grange, four, fourniou… toutes formes de murailles de 9 pieds de hauteur.. «. Les fenêtres sont agrandies et le château couvert d’une toiture, {couverte de tuiles au lieu des traditionnelles ardoises], à la Mansart, à la mode à cette époque. A la révolution française les
LaCropte de Ste Abre prirent le chemin de l’exil et moururent peu de temps après.. La population envahit alors le château. Il faut regretter des destructions, tours, armoiries……. Pour être ensuite néanmoins sauvé d’une disparition totale. Vendu comme bien national, il survécut. En 1860 ses propriétaires décidèrent de le détruire, bâtiment EST détruit, tour EST étêtée, la difficulté à démanteler le grand escalier eut raison de cette folie destructrice. Nouvel abandon de 1945 à 1979 la toiture du bâtiment principal s’effondra, fin 1979 un nouveau propriétaire entreprit la restauration du château.
De l’édifice primitif du XVè siècle nous avons, tours, enceinte, escaliers à vis……
Sur la partie Sud, la loggia du XVIè siècle Renaissance Italienne bordée de petits balustres, au dessous se trouvent les armoiries et l’entrée de la chapelle, porte ogivale encadrée par deux fenêtres à sculptures renaissances, fermées par de fines colonnettes. La chapelle est voûtée, boudins de pierre, corbeaux aux angles, niche à burette et ancienne archère. Le logis principal a sa toiture à la Mansart agrémentée de lucarnes sculptées. Une belle terrasse dallée, datée du 30 Août 1787, complète harmonieusement cet ensemble. La grosse tour Sud où se trouvait la prison ne possède plus qu’un étage, deux ont été détruits à la révolution de 1789.
Pour toutes informations complémentaires et activités de cet édifice,
Vous pouvez consulter le Site Internet WWW.CHATEAU-DE-CIBIOUX.COM
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